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 trust my rage ••• jim

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Jim W. Rousseau
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INSCRIT(E) LE : 09/04/2014

MessageSujet: trust my rage ••• jim   Mer 9 Avr - 16:01

Jim William Rousseau
Nom — Rousseau. Un nom de famille courant, ce n'est pas vraiment le sien mais c'est celui qu'on lui a donné, c'est celui qui est sur ses 'papiers'. Prénoms — Jim William. Rien à ajouter. De toute façon, son deuxième prénom on s'en fiche et on l'appelle toujours Jimmy. Date & lieu de naissance — 05 février 1985, Paris Age — 29 ans & des poussières Nationalité — Moitié-français, moitié-irlandais. Enfin, c'est ce qu'il pense. Il ne sait pas vraiment, à vrai dire. Métier ou études — sans emploi fixe. De toute façon, il se fait toujours virer. Orientation sexuelle — bisexuel. Pourquoi vouloir se compliquer la vie ? Statut — célibataire. Il l'est depuis un petit moment et peut-être (sûrement) pour longtemps. Groupe — la bohème. Parce que c'est lui que tu vois tout les jours chanter & tourbillonner & danser sur le bord du trottoir, à la recherche d'une pièce. Avatar — Andrew Scott Qualités — généreux mais pas trop, enfantin, optimiste, amusant, passionné, attentif (ou pas), astucieux, débrouillard, réfléchi. Défauts — malicieux, naïf, orgueilleux, colérique, curieux, dédaigneux, flemmard, indiscipliné, (très)(trop) lunatique, vite lassé, moqueur, un peu pas normal dans sa tête.
c'est pas en pleurant que t'auras à manger.
Il pleut à Paris. Encore. Toujours. Le ciel est gris, les nuages presque noirs. Et malgré la pénombre des ruelles isolées du centre-ville, il fait toujours clair. Le garçon, il serre bien fort la main de sa mère, il regarde autour de lui en chantonnant d'une voix malicieuse, unique. "I'll be your nightmare mirror !", qu'il chante à tue-tête, rejetant sa bouille enfantine vers le ciel, un drôle de sourire sur ses lèvres rougies. Une main crasseuse lui gifle doucement le front, le coupant au beau milieu de sa phrase. Il pose sa main sur son visage, boudeur.

« Arrête, Jimmy. Tu chanteras plus tard. »

Ses grands yeux noisettes se posent sur sa mère, qui le regarde, impassible. Jim sourit, sa mère soupire, agacée de la bonne humeur omniprésente de son fils. Jimmy il aime beaucoup sa mère, en tous cas. Elle est belle, sa maman. Elle a de longs cheveux bruns tout bouclés qui descendent tout en bas de son dos, et des yeux très noirs. Mieux habillée, elle serait encore plus belle. Mais Jim sait qu'ils ne peuvent pas bien s'habiller. 'Pas assez d'argent', répète Papa en soupirant lourdement, accablé par l'alcool. Jimmy sait que si Papa buvait moins, ils seraient déjà plus riches. Mais Jimmy dit rien. De toute façon, il n'a pas envie que Papa lui dise de 'fermer sa grande g-' Bref. Ils s'enfoncent au plus profond de la ruelle humide. Il y a une porte en bois, un peu cassée, mais elle tient toujours dans ses gonds, c'est l'important. C'est leur maison.  Jim sent que la main de sa mère se dérobe à la sienne, et il soupire piteusement. Il n'a pas envie de rentrer. Il n'a pas envie de voir son père. Surtout si il est ivre. Une paire d'yeux noirs se tourne vers lui.

« Quoi ?
- On rentre à la maison ?
- T'es con, on est devant la porte.
- ...
- ... Ouais, on rentre à la maison.
- Je veux pas y aller... On peut pas continuer de se promener ?
- Il va pleuvoir, Jimmy. T'as que quatre ans, t'es fragile.
- Et alors ? »


Pas de réponse. La jeune femme entre, la maison est dans le noir complet, et le silence est pesant. Pourtant, au fond de la petite bâtisse, dans le grenier où ils ont élu domicile, Mr Rousseau dort, assis en travers d'un vieux fauteuil en cuir défoncé. Mme Rousseau vérifie si son partenaire dort profondément, va chercher un parapluie poussiéreux et deux manteaux décousus puis attrape la petite main de son gamin et l'entraîne dehors. Jimmy regarde sa mère avec de grands yeux chargés d'incompréhension. Sa mère lui sourit malicieusement.

« Tu avais bien dit que tu ne voulais pas rentrer à la maison ? »

Jimmy sourit, puis éclate de rire. Il adore quand ils partent à l'improviste comme ça. Son rire lézarde contre les pavés et les briques, réveille quelques oiseaux qui s'envolent vivement, apeurés. Sa mère rit à son tour, dépliant avec difficulté le parapluie alors qu'il commence à pleuvoir.

Jimmy n'est jamais allé à l'école. De toute façon, à quoi ça sert de savoir écrire ? Il sait écrire son prénom, son nom et son âge. C'est déjà bien. Il n'a pas cherché à connaître son adresse parce que peut-être qu'ils déménageront un jour. Dans un futur lointain. Alors, il a apprit celui de sa tante. Sa tante, c'est une femme géniale. Elle est drôle et toujours souriante. Elle a des cheveux courts, blonds, qui vont dans tout les sens. Et puis elle avait des yeux bleus, des yeux qui te faisait penser à la mer ou à l'océan. Jimmy, quand il a pensé ça, il a rit tout seul. L'océan et la mer, c'est pareil, c'est de l'eau. Et puis du coup, ça voulait dire qu'il y avait la mer dans le robinet ? Ce jour-là, Jimmy est allé chez sa voisine quand elle dormait, et il a ouvert le robinet. Puis il est sorti de la maison et a laissé l'eau couler, longtemps, longtemps. Pour voir ce que ça faisait. Mais il a jamais su ce qui c'était passé puisque vingt minutes plus tard, des flics emmenaient la voisine on-sait-pas-trop où. La voisine, il l'a plus jamais revue. C'pas grave, elle était débile. Tout ça pour dire que sa tante elle est géniale. Une fois, il est venu habiter chez sa tante pendant une semaine. Elle lui avait fait couler un bain -c'était la première fois qu'il prenait un bain- et lui avait donné des habits propres. C'était trop bien. Bon, maintenant, ses habits ils sont tout pourris. Il a une chemise tellement poussiéreuse qu'elle est même plus blanche, et puis un jean trop grand pour lui, alors il est obligé de mettre une ceinture et de retrousser le bas du jean. Une fois. Deux fois. Trois fois. Quatre fois. Et puis il a des bottines à lacets. Elles seraient bien, si elles seraient pas bousillées et que les lacets seraient pas tout morts. Jimmy il sait un peu lire aussi. Enfin, il sait juste lire les pancartes des rues. Parce que sinon, à quoi ça sert de lire ? Les gens disent qu'il est précoce pour savoir lire. Jimmy sourit à chaque fois. Il ne sait pas ce que veut dire précoce, mais ça a l'air d'être un compliment. Donc ça lui suffit.

Jimmy a sept ans. Comme le dirait son père, 'p'tain, ça passe vite.'. Jimmy il a pas beaucoup grandi, t'façon il a jamais été grand. Maintenant il a plus besoin de retrousser son jean, mais il a toujours besoin d'une ceinture. Il est toujours aussi maigre. Il a pas perdu son sourire, mais il commence à comprendre que la vie c'est chiant, c'est pas juste et c'est pas drôle. Un jour, comme tout les jours, sa mère l'emmène dans un supermarché. Il ne sait pas ce qu'ils font là : ils ne peuvent rien acheter. Mais il dit rien, il la suit, emmitouflé dans son manteau qui lui tombe jusqu'aux genoux. Comme d'habitude, sa main est fourrée dans celle de sa mère. Ils s'arrêtent dans un rayon désert, et sa mère se tourne vers lui.

« Bon, Jimmy, écoute-moi.
- Moui, Mam ?
- On va jouer à un jeu. »


Les yeux de Jim s'illuminent de mille étoiles. Il a toujours adoré jouer, mais n'avait jamais personne avec qui le faire. A part sa mère. Mais c'est différent. Alors Jim sourit de toutes ses dents. La mère reprend :

« On va jouer à Robin des Bois. »

Tout en disant ça, elle ouvre le manteau de Jim, prend un pack de quatre yaourts et les cache sous les pans de l'épais manteau. Très vite. Jimmy la regarde, les sourcils haussés, puis finit par comprendre. Alors, il maintient discrètement le pack contre lui, tandis que sa mère fait de même avec son propre manteau. Tandis qu'ils marchent dans le magasin, sa mère lui dit tout bas :

« Le principe en jouant à Robin des Bois, c'est de ne pas se faire prendre. De toute façon, je ne viendrais pas te chercher si tu te fais attraper. »

Une paire d'yeux larmoyants et écarquillés se lèvent vers elle.

« Pourquoi ?
- Parce qu'y a que les idiots qui se font prendre. Et j'aime pas les idiots. »

Jimmy déglutit en ravalant un sanglot ému, et ils sortent discrètement. Une fois sortis, ils se sourient et se mettent à chanter, euphoriques. Jimmy avait compris que sa mère était fière de lui quand il ne se faisait pas attraper. Jimmy ne se fera jamais prendre.

Quand Jimmy se réveille dans son lit déglingué ce jour-là, il a douze ans. Ses cheveux ont été arraché par touffes à cause d'une bagarre -il avait volé le goûter d'une bande d'adolescents-, mais il ne s'en fait pas : ils repousseront vite. Il regarde par la fenêtre voilée par du tissu bleu, il a l'impression qu'il fait nuit. Il se lève en marmonnant et écarte le rideau de fortune : son impression se confirme. Jimmy se frotte les yeux et bâille sans même se couvrir la bouche : les bonnes manières ça sert à rien quand on est tout seul. Il soupire. Son père n'est toujours pas rentré, et ce depuis trois jours. Il ne sait pas si il en est heureux ou pas. Il descend dans le salon : maintenant ils ne se contentent plus du grenier. Au même moment, sa mère rentre à la maison. Jimmy lui offre un sourire lumineux, elle le lui rend avec peine.

« Dis Mam ?
- Ouais ?
- Il est où P'pa ?
- ... Il ne reviendra pas. »


Les yeux de Jimmy s'écarquillent d'étonnement, même si il s'en doutait un peu.

« Pourquoi ?
- Parce que c'est ce que les gens font. »


Il décide de ne pas vouloir en savoir plus. Néanmoins, sa mère reprend la parole :

« Tu sais chanter, non ?
- De qui, moi ?
- Bah ouais, ducon. Qui d'autre ?
- ... Le mur ? »


C'est une blague pourrie mais elle rit quand même. Elle rit toujours aux blagues de son fils.

« Idiot. Toi, bien sur.
- Ben... Ouais, 'ch'ais danser aussi,
il reprend en marmonnant, enfin, danser...
- Super. Bon, dès demain tu vas en centre ville et tu ramènes de l'argent. Sinon, je crains qu'on va devoir encore plus se priver. »


Il soupire, mais n'a pas envie de dire non. Au pire, il jouera encore à "Robin des Bois".

Les premiers jours, c'était un peu compliqué. Jimmy n'avait pas peur de la foule, au contraire, mais il ne savait pas comment faire. Il était un peu hésitant, un peu idiot, et puis, au fil des jours, il prit de l'assurance et bientôt il gagnait de l'argent. Pas beaucoup, mais suffisamment pour s'acheter à manger. Il tourbillonne au milieu de la foule en chantant d'une voix un peu cassée mais qui reste belle, il invite quelques adolescentes dans sa danse folle. Et puis il rit, il rit, il est si heureux, si rayonnant. La crasse est sur ses joues, mais son sourire est éclatant tandis qu'il tournoie avec une fille dans ses bras. Et sa voix, elle répète les mêmes notes, mais à chaque fois ça marche, ça touche le coeur des gens de voir un gamin aux fringues bousillées faire de son possible pour épater la foute, et sa voix, sa voix elle résonne contre les murs humides et les pavés durs, comme quand il était tout petit, sa voix elle ensorcelle et elle donne envie de danser, d'écarter grand les bras et de tourner sur soi-même jusqu'à ne plus tenir debout.  Et il rit, il rit comme un beau diable, ses bras tressautant en serrant ceux d'une jeune fille frêle. "I'll be your nightmare mirror !"

Paris est triste ce jour-là. Il pleut à verses, pourtant Jimmy est dehors. Il s'affaire dans un petit morceau de jardin, près de sa maison. Lui aussi, il est triste. Son rire ne résonne plus dans la rue, seules le bruit de ses larmes se fait entendre, mêlé au bruissement de la pluie battante. Ses cheveux ont repoussé depuis un petit moment, ils collent à son front et lui cache la vue. Il a dix-sept ans quand il vit que sa mère se faire percuter par une voiture. La scène s'était passée très vite, comme pour la plupart des accidents de la route. La jeune femme fuyait les victimes de son tout dernier vol quand elle traversa sans regarder. Au même moment, une voiture passait. Apparemment, elle n'avait pas souffert. Mais de toute façon, les morts s'en fichent, puisqu'ils sont morts. Et les vivants ? Jimmy étouffa une nouvelle crise de larmes, décida de rentrer à la maison avant d'attraper froid et de tomber malade. Ce serait la dernière chose qu'il souhaitait, actuellement.
De longs et douloureux jours passèrent, le temps de faire son deuil. Et puis, il relativisa : sa mère n'aurait pas voulu qu'il fasse l'idiot à se lamenter sur sa mort. Alors il revint à "la place" et se remit à chanter et à danser, le sourire aux lèvres. Et ça marchait, ça marchait même mieux. Et puis parfois il traînait tard le soir sur le trottoir, attendant que quelqu'un vienne le chercher. La plupart du temps le client était inconnu ; mais parfois certains clients s'habituaient et revenaient. Jimmy n'était pas très difficile sur le prix, et ça, ils l'avaient compris. Mais Jim était aussi du genre tenace, et si le prix ne dépassait pas les trente euros, il demandait automatiquement plus. Et peut-être qu'un jour, il pourrait se payer un studio digne de ce nom. Mais Paris est une ville qui se fait désirer. Paris est belle, Paris le sait, Paris en profite. Alors la routine continue, inlassablement, et inlassablement, le rire et le chant de Jimmy serpente entre les murs, berçant et agaçant les passants qui cherchaient la tranquillité dans les belles rues de Paris.

et sinon, moi c’est…
Prénom  — Gwendoline Pseudo — amai' Âge — 14 ans Tu viens d’où toi — de nulle part 8D Présence — majoritairement les week ends Et comment t’es arrivé là — en converses Dis moi un truc drôle — Un truc drôle ^^ Ton smiley préféré —   ! Ta chanson préférée — J'en écoute beaucoup.. Mais je dirais Say Something de A Great Big World.



Dernière édition par Jim W. Rousseau le Mer 9 Avr - 20:10, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: trust my rage ••• jim   Mer 9 Avr - 18:32

bienvenuuuue ici I love you
bon courage pour ta fiche, et n'hésite pas si tu as des questions (:

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MessageSujet: Re: trust my rage ••• jim   Mer 9 Avr - 19:43

Merci ! >w<
D'ailleurs, j'ai vu en lisant le règlement que notre personnage ne doit pas avoir plus de cinq ans d'écart avec la célébrité choisie... Mais Andrew ne fait pas tellement son âge, en fait x) Donc dites le moi si ça dérange vraiment, je le vieillirais un peu ^^
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Solweig Davis
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MessageSujet: Re: trust my rage ••• jim   Mer 9 Avr - 19:45

c'est vrai qu'il ne fait pas tellement 21 ans  :hm: 

si tu pouvais au moins lui donner la fin de la vingtaine, ce serait plus cohérent  I love you 

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MessageSujet: Re: trust my rage ••• jim   Mer 9 Avr - 20:09

Okay je fais ça de suite ! ^^
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MessageSujet: Re: trust my rage ••• jim   

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